Out for Justice

Publié le par Ue-Sama

Il y a tres longtemps, Steven Seagal etait deja la. 

Au point qu'on a parfois l'impression qu'il a toujours ete la, eternel comme une sorte de statue de l'Ile de Paque du cinema de serie Z.

Mais, il y a tres longtemps, il etait quand meme tres different du Steven d'aujourd'hui. Je n'avais pas realise l'ecart entre ses debuts et sa production actuelle  avant de regarder...

Out for Justice

Le scenario en quelques mots : Steven Seagal est Gino, un flic courageux qui a grandi dans Brooklyn et est fier de ses origines italiennes et modestes ("Mon pere etait affuteur de couteaux, et un jour les gens ont commence a acheter des couteaux jetables...") Son ami et partenaire Bobby se fait descendre par le mechant Richie, un gros loubard drogue a moustache qui veut devenir le nouveau parrain du quartier. Le gros avantage, c'est que Richie a degomme Bobby en pleine rue et en plein jour devant 632 temoins, ce qui evite a Steven, je veux dire a Gino, de faire une quelconque enquete. Le chef de la police, qui en a deja marre au bout d'une seule scene, accepte de donner a Gino un fusil a pompe et une voiture banalisee (!). Et hop, Gino part faire la chasse au Richie pour venger son ami.

Et c'est parti pour une heure et demie de demontages d'articulations, de tordages de bras, de  caassages de nez, de kicks in the nuts, comme dirait Eric Cartman, de projetage dans les murs et a travers les pare-brises et de sauvetage de chiens, de femmes, d'enfants, de vieillards... 

En chemin, Gino va eclaircir le mystere (mais pourquoi Richie a-t'il tue Bobbby !!!?), tabasser tous les clients d'une salle de billard (mais ils l'avaient rudement provoque), dessouder une equipe de garcons-bouchers mafieux (si, si...), adopter un chien (j'invente rien, la, il adopte bien un chien...), recuperer sa femme-qui-voulait-le-divorce-mais-qui-l'aime-toujours, expliquer la vie a Don Vittorio (c'est pas parce qu'on est tous italiens qu'on est tous mafieux !) et dessouder un mac qui ressemble a Huggy les Bons Tuyaux.

Au final, Gino reussira-t'il a attraper/dessouder/demonter/destroyer/fracasser/broyer Richie avant que celui-ci ne soit retrouve par les hommes de Don Vittorio, le parrain, qui n'apprecie ni la concurrence, ni la publicite ?

Suspense insoutenable.



La justice est en marche, et elle a un gros probleme d'ego...


Bref, c'est un film de flic de serie, hmmmmm, R environ, qui a parfois des ambitions de films de mafieux a la De Niro.

La grossse difference entre ca et n'importe quelle autre daube du meme acabit est la presence de Steven, bien entendu  ...qui en fait une daube encore bien pire, diront ses detracteurs..

Ceci dit, il faut reconnaitre qu'a l'epoque, il faisait encore des efforts. OK, il etait fringue comme un mickey (qui est-ce qui lui a donne ce beret...!!??), mais au moins il y a avait quelques scenes de combat reussies et pas seulement des fusillades basiques. Certes, il etait deja totalement inexpressif et incapable de jouer mais au moins il avait des repliques et il les disait lui-meme. Et le scenario, meme s'il etait au fond assez banal, etait au moins assez structure et logique pour qu'on puisse regarder le film sans se fondre quelques neurones a la recherche d'un sens inexistant.

Le paradoxe, c'est qque meme si le Seagal de l'epoque etait bien, bien meilleur que celui d'aujourd'hui, le Seagal d'aujourd'hui est quand meme beaucoup plus drole. Je crois que c'est juste tres accidentel, Seagal n'est pas de ses vins qui se bonifient avec l'age, il est plutot du genre a tourner au vinaigre, mais tant mieux pour nous.

Vivement Against the Dark 2, tiens...

Publié dans Ma cinematheque

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