Bienvenue chez les Ch'tis

Publié le par Ue-Sama

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Amis du cinema, bonjour ! Cette fois-ci nous allons parler, BRIEVEMENT, de ...Bienvenue chez les Ch'tis !

 

Oui, je sais que dans une perspective francaise ce n'est plus vraiment le moment de faire un article sur ...cette chose... mais, bon, je suis un peu decale, il faut faire avec.

 

Pour tout dire, j'étais dans l’avion entre Paris et Pékin il y a quelque temps et, poussé par l’ennui ou mentalement affaibli par l’atmosphère viciée de la cabine éco, je me suis laissé aller à regarder un film français, chose très rare pour moi.

 

Plus précisément, j’ai donc regardé Bienvenue chez les Ch’tis.

 

Encore plus précisément, j’ai regardé le début de Bienvenue chez les Ch’tis.

 

Je me suis arrêté au moment où le héros va manger avec son équipe de postiers dans un restaurant local, où il passe une commande en ch’timi que le garçon ne comprend pas parce qu’il est parisien.

 

Là, j’ai laissé tomber... Si quelqu’un est prêt à me payer pour continuer, ça doit être négociable mais sans incitation financière conséquente je ne me vois pas y retourner pour prendre une nouvelle dose…

 

A part la très brève mais géniale intervention de Galabru (« En 1939 ma mère a couché avec un cheuteumi… »), qui m’a fait pleurer de rire, le reste est une vraie torture… 

 

Franchement, est-ce qu’on a encore besoin de faire des films basés sur les côtés les plus blaireaux des Français, qu’ils soient du (Grand) Nord ou du Sud ? 

 

Est-ce qu’on a besoin de faire un film dont les 30 premières minutes sont structurées uniquement sur un enchainement de gags bien lourds fondés sur les stéréotypes régionaux les plus ancrés ? 

 

Pourquoi est-ce que ce film a rempli les salles et battu des records ? 

 

Pourquoi est-ce qu’il y a un marché pour ça ? (En France, et c’est tout, parce que la portée universelle de l’oeuvre, là, il va falloir la chercher…)

 

Parce que nous avons une espèce de nostalgie pour une France à l’ancienne, qui rassure, avec ses jolies cultures régionales, un rythme de vie plus lent, ses accents locaux à couper au couteau, sa poste qui tourne au ralenti et sa boutique à frites… ?

 

J'ai rate quelque chose ? C'etait du 50e degre et je n'ai rien vu...? Je suis en train de devenir PC ? Je prefererais ca, en fait...

 

En tout cas, je n’en sais rien mais tout ce que je peux dire c'est que j’ai du mal à endurer un film lent, mou, bourré de stéréotypes (ecrit pour les glorifier, plus exactement) et qui, fondamentalement, me raconte que les Français sont de bons blaireaux régionalistes et que tout le monde est bien content comme ça, merci mon general. Je travaille toute l’année en liaison avec des Ch’tis et des Provençaux et je trouve formidable qu’ils aient de vraies différences et des identités locales  - mais en restant  bien loin des bouseux parodiques que présente ce film avec ses vannes à deux balles…

 

Jamais un film ne m'a autant gonfle et mis mal a l'aise que ce truc-la. Si c'etait l'objectif, alors bravo aux auteurs, sinon tant pis, j’aurai essayé, une fois de plus, mais rien à faire, je retourne à mes séries Z et mes films d’action américains, on est ce qu'on est…

Publié dans Ma cinematheque

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Pierre 26/01/2012 18:07


Certains ne parviennent pas à entrer dedans justement parce que c'est trop loin et que ça dépayse trop.


Indiana, c'est déjà du fantastique, et c'est par trop extraordinaire pour beaucoup qui préfèrent des comédies de moeurs "réalistes".

Pierre 25/01/2012 09:27


Vous avez mal compris l'intensité politique de l'oeuvre, vlaitre.


Non, en fait, pour comprendre, il faut reprendre une phrase de ton article précédent : "ce genre de distraction est souvent aussi bienvenu que necessaire - bien plus, en tout cas, qu'un autre
laius sur les fractures sociales et les souffrances existentielles du quotidien"


Les gens aiment bien parce que ça se fout justement de la gueule des français et des leurs problèmes sociaux, des fonctionnaires, de la poste, des régionalismes.


C'est plus proche d'eux qu'un Indiana Jones qui ne se moque finalement de personne tellement il est loin de la réalité.


Bienvenue chez les Ch'ti dédramatise plein de trucs, c'est ce qui explique à mon sens son succès, comme le plus récent "Intouchable"

Ue-Sama 26/01/2012 09:06



C'est sur que la proximite rassure, et bien sur aussi que le divertissement est indispensable, et en particulier dans le contexte actuel, mais quand meme, faut-il vraiment aller aussi loin dans
le blaireau pour que ca marche ? Indy, justement, ca depayse, ca divertit, ca fait un peu rever ...mais sans jamais tomber dans le blaireau et sans, justement, rechecher cette espece de proximite
a deux balles...