Battlestar Galactica : Portraits (10)

Publié le par Ue-Sama

Et de 10 !

Decidemment cette serie semble me pousser a l'ecriture...

Je continue la serie des portraits avec deux personnages qui ont plutot tendance a me deplaire (mais pas autant que Roslin, c'est sur) :














Appollo (Lee Adama)


Le fils du patron

En synthese : l’espece humaine est quasiment aneantie et en fuite a travers l’espace et les préoccupations essentielles de Lee, commandant des chasseurs du Galactica, sont : comment gérer le fait qu’il est amoureux de la nana de son frère (qui est aussi responsable de la mort de son frere, by the way, ce qui n’arrange pas les choses…) et comment montrer à son papa qu’il est un grand garçon (réponse : en prenant la suite du grand-père, contre qui le père s’était inscrit en opposition, banale histoire de famille).


Fondamentalement, c’est un gars tres (trop ?) bien intentionné mais un peu loser doté d’un respect très fort pour la loi et les institutions, mais qui sort parfois un peu des rails. C’est l’etre humain de base, il tente de faire de son mieux et ca ne donne pas toujours de super resultats. Et il a un gros probleme avec son papa. Il a le grand mérite de servir de contrepouvoir face à Adama et Roslin, et d’autant plus une fois qu’il est passe dans le civil pour porter des costards a rayures, mais on ne peut pas dire qu’il soit essentiel  à la série.

Ah si, j’oubliais, c’est lui qui a la super idee de retourner a l’age de pierre et qui reussit a l’imposer a l’ensemble des survivants sans vote ni debat. C’est vrai que tout le monde sera ravi de se ballader dans la nature a faire caca dans des trous dans le sol et en se soignant au fines herbes apres avoir abandonne tout leur equipement et donne le dernier Basestar aux Centutions, ca tombe sous le sens…

Ca ne se voyait pas trop mais Appollo doit vraiment etre un maitre de la persuasion, il aurait vraiment du faire avocat. Dommage que d’ici une generation plus personne ne saura lire…


 

Starbuck (Kara Thrace)


La camionneuse de l’espace.


Elle aura réussi à me prendre la tête pendant toute la série, peut etre a cause de cette alternance casse-burnes entre wonder-woman (et que je pilote mieux que tout le monde, et que je me batte mieux  que des types entraines, muscles et plus gros que moi, et que je tire mieux que les marines des unités d’abordage…) et le trip jeune femme paumee et hyper-emotive, demolie par les souffrances subies lors de son enfance, abandonnee par papa, maman qui lui casse les doigts dans la porte, tralala… et qui ne peut pas s’empêcher de coucher avec tout ce qui passe. Une « écorchée vive » comme on dit en psychologie de bazar. Je ne sais pas si c’est realistement compatible avec une carriere militaire d’as du pilotage, mais bon… L’alcoolisme, par contre, déjà que ca n’aide pas a marcher droit, je suis sur que ca ne doit pas aider a piloter un Viper…


Même si elle me gonfle, elle a cependant une sacree raison d’etre dans la serie, celle de retrouver la Flèche d’Appollon (et pas la hallebarde d’Appollo, même si elle retrouve celle-la aussi), celle de guider la flotte d’abord vers la Terre (originale), où elle découvre ses propres restes et comprend qu’elle a été ressuscitée avec une raison bien précise, et ensuite vers la seconde Terre, grâce à la chanson de son enfance qui lui a été rappelée par ce qui est très certainement le fantôme de son père, ou autre apparition du même genre.


Si on enlève Starbuck, c’est clair qu’Adama and Co. partent gravement vers rien du tout à la dérive dans l’espace. Merci Starbuck.


J’aurais quand même aimé qu’elle ait un final plus valorisant que juste de se dissiper dans les airs, laissant Appollo seul comme un gland et son mari transformé en merguez géante.


Dans l'episode suivant, je commence (enfin) les personnages que j'aime bien (si, il y en a !)

Publié dans Ma cinematheque

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Pierre2.0 11/08/2009 14:42

Je suis assez d'accord avec ta description de ces persos.On mesure mieux leur "performance" en les comparant à leurs homologues de 1978 : le gentil Appolo est devenu vraiment un gentil loser, et le casse-cou Starbuck, excepté son changement de sexe, s'est glauquifié un max.Leurs caractères, très archétypés des années 80, ont été humanisés et leurs défauts exarcerbés.

Ue-Sama 11/08/2009 14:58


Yep, c'est tres 21e siecle. C'est sur qu'a l'epoque, l'Agence Tous Risques, tout ca, on avait des heros qui performaient un maximum alors que maintenant on veut des gens qui nous ressembleent
et donc assurent mais quand meme pas trop trop non plus... C'est pas plus mal comme ca, c'est meme certainement mieux (c'etait vraiment dur de s'identifier a Baraccuda ou a Hannibal...), mais
peut etre que revoir 1 ou 2 episodes de la serie de 78 ou de l'Agence Tous Risques pourrait etre un bol d'air apres tout ca...